Les essentiels

Salut!

Ça fait un bon moment que je n’ai pas écrit, ma vie a été sur-remplie (ou juste bien bien occupée) par le travail. On avait un gros projet qui était dû pour le 1er avril 2017.  J’peux vous dire que depuis janvier j’ai mis beaucoup d’heures pour que ce projet arrive à terme. Dans ces moments intenses au travail, on n’en vient à perdre un peu notre vie au quotidien, nos passe-temps, nos amis, etc.

C’est dans ces moments qu’on perd un peu nos repères, emportée dans les échéanciers, les semaines ont tellement passées vite… je n’arrive pas encore à réaliser qu’on est en avril! La fin de semaine dernière, je suis allée faire de l’escalade pour me changer les idées et faire quelque chose que j’aime. J’ai commencé à faire du « bloc » grâce à une amie qui fait de l’escalade depuis des années. Ce que j’aime de l’escalade c’est que tu progresses à ton rythme, tu réalises que tu n’es pas aussi forte que t’imaginais et que t’as encore beaucoup à apprendre! C’est vraiment un sport où tu peux te mettre au défi et voir des progrès rapidement. Tout ça pour dire qu’en fin de semaine passée, j’étais épuisée, épuisée de la fin d’un projet et de la charge émotive qui vient avec. Une fois le projet lancé, rien n’est fini encore, on doit raffiner nos processus, régler les petits trucs auxquels on n’avait pas pensé, etc. Tout ça pour dire, que j’ai décidé d’aller à l’escalade quand même, j’ai fait une chute et j’ai mal « atterri »; ma cheville gauche a eu un choc.

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Au début, je croyais que c’était une foulure, au pire une entorse. Chose certaine, c’était que ma cheville était enflée, que j’arrivais à bouger mes orteils et que j’avais un seuil de douleur tolérable (4/10). J’ai mis de la glace, je pouvais mettre un peu de poids dessus sans trop de mal. Ce n’est que le soir même où la douleur était plus considérable… j’avais le goût de mordre (façon de dire que j’étais vraiment désagréable…) Un ami m’a convaincu d’aller à la clinique le lendemain pour avoir l’avis d’un médecin sur ma cheville et finalement j’avais l’astragale de fracturer. Les statistiques disent que la majorité des blessures sont dues à la fatigue… j’vais écouté les signaux de fatigue la prochaine fois! J’me rappelle très bien que dès ma première montée, je ne me sentais pas aussi « en forme » que les dernières fois où j’avais grimpé, mais j’ai continué. AHHH, bon on ne peut rien changer à ce qui est arrivé, disons que je vais essayé d’être plus alerte pour les prochaines fois.

L’affaire avec cette cassure c’est que je ne peux pas mettre de poids sur mon pied, j’ai une botte qui fait office de plâtre, j’me promène en béquille (Merci J!) et je dois avoir le pied idéalement plus haut que mes hanches ou sinon à la même hauteur. En résumé, j’ai pas trop l’droit de bouger si j’veux que ça guérisse vite.

C’est en ayant plus droit que faire grand chose que j’ai réalisé plusieurs choses :

  1. Je suis choyée d’être si bien entouré, autant auprès de mes amis, de ma famille que des connaissances. Le nombre de personne qui se sont offert pour m’aider à faire mon épicerie, m’apporter des plats, m’offrir du transport, me prêter des béquilles, me sortir en chaise roulante sur l’heure du midi pour que je puisse profiter du beau temps, me faire à souper, etc. juste wow! Merci d’être là pour moi et ce même si je vous ai négligé depuis le début de l’année…
  2. J’ai énormément de difficulté à me faire aider, l’indépendance, la débrouillardise et l’autonomie sont des éléments qui ont forgé ma personnalité. Réaliser que présentement j’ai besoin d’aide pour me déplacer, transporter des objets, faire mon épicerie, faire mon lavage, c’est dure pour moi. Accepter que les gens veulent m’aider, pas parce que je ne suis pas capable seule, juste parce que ça leur fait plaisir ouf… j’ai encore des choses à travailler sur moi.
  3. Ça fait un an que je n’ai plus de voiture. Je pensais qu’en ayant plus de voiture mon « beat » de vie ralentirait un peu… à croire que l’on s’adapte très vite à toujours faire plus. Aujourd’hui, me rendre à la salle de bain me prend 1 minute qu’en ça pouvait me prendre 14 secondes, me chercher un verre d’eau me prend 5 minutes, tout me prends plus de temps. Moi qui est pourtant assez patiente, je réalise que toutes ces petites choses finissent par me frustrer de me prendre autant de temps. Suis-je vraiment pressée d’avoir mon verre d’eau? Je réalise qu’on nous rush pas mal souvent sur tout et même à la maison on s’énerve pour faire vite quand ce n’est pas vraiment nécessaire…

C’est dans ces moments là que je me ramène aux essentiels, ce qui me drive, ce dont j’ai besoin. J’réalise que j’suis simple, j’ai besoin de me sentir aimer, réconforter. J’ai besoin de me sentir utile, aidante et que j’vis au jour le jour. J’planifie un voyage avec une bonne amie pour l’automne. Pour le reste, on verra. Le printemps est déjà à nos portes, le vélo va arriver un peu plus tard dans mon cas.

Merci à vous d’être là,

Paix & luv

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2 réflexions sur “Les essentiels

  1. Bonjour,

    C’est intéressant cette réflexion. Ce qu’il faut aussi comprendre parfois avec les gens qui veulent aider, c’est que ça leur fait plaisir. Probablement comme vous aimez aider juste pour aider et faire du bien…rendre service quoi. Sans rien attendre en retour.

    C’est aussi un wake up call qui nous annonce comment on est apprécié et important pour des personnes.

    Accepter de se faire aider c’est aussi ou parfois obtenir des occasions d’echanger et de socialiser.

    Il ne faut jamais feeler coupable de se faire aider quand on est quelqu’un qui n’en abuse pas et qui aide souvent les autres.

    Joyeux chocolats à vous. xx

    J'aime

  2. Astragale, fractures, crise de cœur, problème de santé, arrêt temporaire forcé… En effet, c’est souvent lorsqu’on est au bout du rouleau, lorsqu’il y a longtemps qu’on brûle la chandelle par les deux bouts, qu’arrivent des accidents bêtes. On en connais combien des gens qui, après un trouble de santé et un arrêt forcé, passe du temps à réfléchir et disent se reconnecté sur l’essentiel. Peut-être devrait-on retourner les voir deux ans après pour voir où ils en sont. Est-ce que l’apprentissage a porté fruit ou qu’il a été passagé lui aussi? Après tout, «je suis capable». Ce n’est pas un trait de notre société que de repoussé ses limites? Et ceux qu’on admirent dans la vie, c’est des parents au foyer avec leurs enfants à vivre l’essentiel ou c’est ce type efficace et incroyable qui fait des merveilles?

    J’avais trouvé assez particulier d’apprendre qu’au plus fort du travail de ton projet, ta chef de projet était parti en vacances. Que sait-elle que le commun des mortels ne sait pas? As-tu penser qu’à ton travail, tu leur manque… qu’ils t’attendent impatiemment pour que tu reprenne ta place avec le rythme et l’efficacité qu’on te connais?

    Nous sommes efficaces et capables. On peut assister à une réunion, être avec des amis ou conduire tout en textant en même temps. Ça renforce notre sentiment de vivre intensément. Qu’en il du nombre de nos amis Facebook, de notre agenda de ministre, etc? Ce n’est plus la dimension de sens qui colore la vie, c’est l’intensité, la quantité et l’efficacité… le regard des autres.

    Depuis beaucoup de chroniques, j’ai pu admirer les efforts que tu mets à prendre soin de notre planète. Ça dois te demander beaucoup de discipline. Est-ce qu’on connait des gens qui mettent autant de soins à l’essentiel? Où puis-je en trouver des exemples?

    Après un tel commentaire, est-ce que ça ferait sens de te souhaiter un prompt rétablissement?

    Aimé par 1 personne

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